
Comme tous les ans à pareille époque, je viens de
passer une journée et demie à arpenter les allées du salon de l'agriculture.
C'est toujours intéressant, au-delà des animaux, de rencontrer les organisations professionnelles de l'agriculture.
C'est aussi l'occasion de retrouver des amis et d'échanger sur l'agriculture ou tout autre thème.
J'ai ainsi pu suivre une partie de la visite du président de la région Basse-Normandie et surtout ce mercredi matin j'ai suivi la visite de Martine Aubry. C'était sa première
participation en tant que première secrétaire du Parti Socialiste.
Ce fut intéressant et sympathique.
L'accueil fut excellent et les organisations professionnelles rencontrées ont pu expliquer les enjeux et les inquiétudes de l'agriculture d'aujourd'hui.
Ces inquiétudes sont nombreuses : quel avenir pour les échanges mondiaux et la PAC ? Quel avenir pour les agriculteurs dans un monde où le libéralisme économique veut emporter toute régulation ?
Quel avenir pour les territoires ruraux face à la destruction progressive et forte des terres cultivables ?
Le sentiment actuel laisse à penser que le président de la République française ne s'intéresse pas à l'agriculture. Il considère ce secteur essentiel de l'économie comme tous les autres.
Alors que l'agriculture doit être abordée à part car il s'agit d'alimentation.
L'alimentation (tout comme l'eau) ne peut être une marchandise comme les autres.
C'est pourquoi il faut se battre en France, en Europe et dans le monde pour reconnaître ce caractère spécifique de l'agriculture et la nécessité de ne pas uniformiser.
Au contraire, il faut développer des agricultures diversifiées, durables et performantes.
C'est sans doute le meilleur moyen de continuer, aujourd'hui et surtout demain, à nourrir les Hommes sur la planète.
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