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    Je participais ce mardi 28 avril à un débat auquel j'avais été invité sur l'avenir de la PAC par la section socialiste de Cluny (71).

   Avant cette soirée de débat, j'ai eu l'occasion de découvrir quelques paysages magnifiques  (la photo est prise du sommet de la roche de Solutré). La Saône et Loire est intéressante en terme agricole puisque c'est le département français qui possède la plus grande S.A.U (surface agricole utile). Les paysages agricoles sont donc très nombreux et très diversifiés. C'est un beau département où parler d'agriculture a vraiment un sens.

   Au cours du débat, dans la soirée, des échanges ont eu lieu aussi bien sur la politique agricole en France qu'en Europe et dans le monde. Les trois niveaux sont, en effet, indissociables.

  Ce que j'ai retenu finalement des propos tenus (et je crois partagés) :

- Il est d'abord indispensable de considérer les denrées alimentaires comme une particularité dans les échanges mondiaux. Sans les retirer des organismes de négociations tels que l'OMC, il faut pourtant leur reconnaître une spécificité. Manger est en effet un droit vital ! La seule logique économique ne peut donc pas répondre aux enjeux qui sont devant nous.
- Il apparaît essentiel de définir des bases communes entre les pays de l'Union Européenne et l'ensemble des pays du monde sur l'agriculture et son intérêt prioritaire pour l'alimentation.

- Désormais il faut envisager des échanges à l'échelle de grandes régions (d'échelon continental). Cela évitera les transports trop importants et favorisera les politiques de développement durable. En outre, cela favorisera peut-être un intérêt moindre de la part des spéculateurs sur le commerce des denrées alimentaires.

- Si l'agriculture c'est d'abord l'alimentation (et l'alimentation de qualité), c'est aussi l'emploi, le développement territorial, la qualité sanitaire et le développement durable.

- Il est donc indispensable de conserver ou de créer de nouveaux outils de régulation pour assurer les échanges de produits agricoles de qualité dans le monde.

 

   Tout cela signifie, par exemple, qu'il ne faut pas supprimer des outils de régulation européens tels que les quotas laitiers. Bien au contraire, il faut en créer de nouveaux en particulier au niveau mondial afin de contrôler la qualité des aliments et la qualité sociale de production.

Ce sont les règles du commerce mondial des denrées alimentaires qu'il faut faire évoluer.

A coup sûr, la FAO doit avoir plus de pouvoirs et d'initiatives !


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23 janvier 2011-P-tures -2-







 
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