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Affiche de campagne
Un rapport de l'Inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS) publié fin 2009, intitulé : "Pauvreté, précarité, solidarité en milieu rural" a été très largement passé sous silence.
Et on comprend pourquoi le pouvoir en place n'en dit rien !
Ce rapport met en évidence que sur les 11 millions de ces "français des champs", 27% ont plus de 60 ans ; 32% d'ouvriers et 27% d'employés contre seulement 7% de cadres.
Globalement, les ruraux sont, en moyenne, "plus souvent pauvres".
La typologie de ces populations en difficulté permet de distinguer deux catégories :
- les agriculteurs
- Ceux qui ont fait le choix de "l'exode urbain" : les néo-ruraux installés à la campagne pour des raisons de coût du logement et confrontés à des difficultés à la fois financières et liées à l'isolement, des familles urbaines en situation de pauvreté s'installant en milieu rural et des personnes en "errance".
Pour les publics concernés, le milieu rural a parfois été idéalisé, sans prise en compte suffisante des problèmes de mobilité (coût du transport ou accès à des transports collectifs), d'organisation de gardes d'enfants, de rareté de l'emploi, d'accès à divers services et notamment au logement très social".
Mais les habitants des zones rurales ne sont pas seulement oubliés des autorités politiques du pays. Ils le sont aussi des politiques sociales. Les rapporteurs de l'IGAS notent, en effet : "qu' une des difficultés importantes du travail social en milieu rural tient aux attitudes "taiseuses" de personnes ou de familles qui supportent sans se manifester de très mauvaises conditions de vie, se replient sur elles-mêmes ou se protègent du qu'en dira-t-on".
Aujourd'hui, il est plus que temps de construire un "bouclier rural". C'est-à-dire un projet politique absolument contraire au bouclier fiscal de la droite.
C'est une responsabilité nationale, mais aussi départementale (les départements ayant dans leurs compétences majeures la politique sociale!).
Je voudrais bien savoir, par exemple, ce qui est fait dans le département de l'Orne pour prendre cette situation en compte.
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