Le blog de Frédéric Leveillé

C'est un véritable plan de rigueur qui est aujourd'hui annoncé aux français avec le projet de budget 2009.
Le gouvernement tire prétexte de la crise économique pour justifier l'instauration de mesures d'austérité et l'amplification de la politique menée.
Le paquet fiscal, principalement constitué de cadeaux aux plus aisés, coûte 15 milliards d'euros par an, ce qui hypothèque toute capacité de soutien à l'activité économique et au pouvoir d'achat.
Le gouvernement ne peut se dédouaner de ses responsabilités sur la crise économique pour expliquer la dégradation de l'emploi. L'absence totale de soutien à l'investissement  et la priorité aux heures supplémentaires plutôt qu'aux embauches conduisent à une forte remontée du chômage.
Dans ce contexte, l'explosion du déficit budgétaire, fixé à 52,1 milliards d'euros, soit 10,4 milliards d'euros supplémentaires par rapport à la loi de finances initiale pour 2008, n'est que le résultat de l'inefficacité des politiques menées et de l'effondrement des recettes.
La dette publique va ainsi remonter à 66% du PIB, alourdissant la charge de son remboursement.
C'est ensuite une restriction sans précédent des emplois de fonctionnaires qui est programmée. En 2009, ce sont 30 600 postes de fonctionnaires d'Etat (dont 13 500 dans l'éducation nationale) qui seront supprimés après les 22 900 en 2008. (Tous les ministères verront leurs effectifs amputés, hormis celui de la justice).
Le gouvernement prépare enfin une véritable saignée des collectivités locales, en poursuivant le démantèlement de l'Etat et en réduisant les aides financières.
Mar 30 sep 2008 Aucun commentaire